| Rétro Etats généraux 2003 | |
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Etats Généraux : Trois productions pour les trois coups. Les trois coups de la XVIIème Edition des Etats Généraux du documentaire ont résonné lors de la séance plein air inaugurale.
Comme tous les ans, la séance d’ouverture des Etats Généraux du Film Documentaire, avec Jean Marie Barbe à la baguette, a officialisé une manifestation devenue incontournable dans le monde de l’image de création. C’est dans cette configuration que Jean Paul Roux, maire de Lussas, adressait ses souhaits de bienvenue aux professionnels, et amateurs, aux élus des collectivités territoriales et aux spectateurs qui fidélisent depuis 17 ans les Etats Généraux et aux représentations étrangères.
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Entouré de Bernadette Laclais, vice présidente de la région Rhône Alpes chargé de la Culture, d’Hervé Saulignac, également vice président de la région, de Raoul Lherminier, président de la commission culturelle au Conseil Général d’Ardèche, le maire confirmait ‘’… l’attachement de ce petit village d’à peine 1 000 habitants qui fait désormais partie des quatre pôles territoriaux identifiés par la région Rhône Alpes avec Annecy, Lyon-Villeurbanne et le bassin valentinois….Une reconnaissance propre à générer des emplois dans une identité villageoise forte de sa convivialité, de son dynamisme, de ses initiatives et du sens de l’accueil qui caractérise si bien Lussas…’’
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Bernadette Laclais s’adressant au nom de la Région tenait à marquer son attachement pour cette manifestation ‘’…d’ampleur internationale qui fait référence dans le monde du cinéma documentaire et de l’audio visuel…’’ et d’annoncer, en remerciant les organisateurs, ‘’…d’œuvrer pour trouver des débouchés sur de nouvelles propositions telles la création d’un fond de soutien pour la production et le court métrage, et de réfléchir à la conservation et de la production des œuvres…’’.Confirmant l’effort consenti par la collectivité territoriale dans sa dotation pour l’organisation des Etats Généraux, la vice présidente tenait à préciser pour conclure que: ‘’…les Etats Généraux du Film Documentaire, tout en étant un rendez-vous incontournable, offrent pour la Région une diversité culturelle et un développement économique qui ne pourra que croître en rayonnement et en qualité.’’ Les quelques cinq cent spectateurs qui se sont installés dans cette salle de plein air sur le terrain de tennis à partir de 21 heures mesuraient désormais la taille de l’évènement d’autant que parmi eux, nombres d’habitués, de professionnels ou de lussassois de plus en plus nombreux à assister à cette manifestation étaient séduit par un programme d’ouverture éclectique d’une diversité et d’une qualité remarquable. Le préambule de cette ouverture toujours un peu protocolaire ne laissait rien au hasard puisqu’ après avoir rappelé le programme d’ouverture, Jean Marie Barbe tenait a présenter l’ingénierie d’une telle manifestation sans laquelle les Etats Généraux se résumeraient à une simple projection…. Et au public d’applaudir les quelques 160 techniciens, permanents d’Ardèche Images et bénévoles qui régenteront pendant une semaine toute l’infrastructure de cette manifestation, veillant aux moindres détails et ajoutant cette qualité de prestation à une manifestation qui fait désormais autorité dans le monde qui souvre de plus en plus au ‘’Doc’’ et à l’audio visuel.
J.L.Perrot.
Lussas : Pôle du documentaire toute l’année.
On pourrait dire que Lussas est un drôle de petit village et l’appréciation de cette petite commune de 1 000 habitants à vocation agricole serrée entre ses vignes et ses arbres fruitiers a toute les raisons de s’enorgueillir des Etats Généraux qui s’installent depuis 1989 au mois d’août et qui draine, bien au delà de nos frontières nationales, tout ce que le cinéma documentaire représente dans une culture de plus en plus indispensable à l’équilibre humain. Ardèche Images est désormais une évidence, tant sur le plan économique local où diversité rime avec qualité. La présence en résidence annuelle d’étudiants préparant le Master de Réalisateur de Film Documentaire, en partenariat avec l’Université Stendhal de Grenoble dans le cadre du DESS, apporte un plus à une dynamique villageoise qui tend à s’épanouir dans la diversité. Ce mouvement, ce développement local entraîne également l’installation de sociétés de production qui s’ajoute au mouvement que subit la population villageoise d’année en année, où la qualité de vie se calque sur le dynamisme communal. Le secteur de la formation est une corde non négligeable d’Ardèche Images qui rayonne désormais dans des continents comme l’Afrique ou le Moyen Orient - au programme de la 17ème édition- mais aussi à travers des activités documentaires qui , bénéficiant de l’arrivée de l’ADSL sur le village ne pourront que se développer, en particulier avec le projet ‘’DOCNET’’ qui devrait voir le jour durant l’hiver 2005 / 2006. Ce projet réside en la dréation d’une société d’édition et de distribution de films documentaires en DVD sur le Net. On le constate l’ouverture est large et les projets ne pourront que naître dans une mouvance qui s’affirme d’année en année, et dont le soutien des diverses instances, de celles de l’Etat à celles de la commune, laissent mesurer le chemin parcouru au long de ces 17 année de efforts et de persévérance.
J.L.Perrot
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Le festival depuis ma fenêtre (1)
Lundi 15 août…un lundi pas comme les autres puisque d’ordinaire le village a repris son activité après la soirée d’inauguration qui, outre la projection de trois superbes œuvres, a permis au fidèle public de se retrouver pour le verre de l’amitié accompagné du superbe buffet sur l’esplanade de la salle des fêtes. Retrouvailles ou rencontres garanties programme en main pour définir les œuvres de la première journée qu’il ne faudra manquer à aucun prix…. Etcomme pour tromper les habitudes du premier jour où les activités festivalières …et économiques du village reprennent leurs droits, le village semblait endormi ce lundi matin alors que les services d’entretien du festival gommaient les derniers reliefs de la cérémonie d’ouverture sur l’esplanade de la salle des fêtes. Petit à petit, les terrasses se sont animées de puristes qui avaient réglé l’heure du petit déjeuner sur la sortie de Libé ou du Monde, mais on le sait, au village, les jours fériés, on se donne un peu le temps….histoire de ne pas déroger au rythme bien établi d’une Ardèche méridionale rayonnante sous le soleil estival. L’accueil, point de ralliements de tous les sans ‘’passeports’’ et chercheurs de forfaits s’anime au rythme ses croissant qu’on déguste en consultant le programme du jour. A la vitrine, le plan en 3 D du village permet à chacun de se repérer pour accéder aux différentes salles, à la vidéothèque, au point presse …ou à l’accueil invité. Près de chez ‘’Tonton Georges’’ la Biosphère fera régulièrement le plein, de séance en séance, avant que le ‘’Blue’’ ou le ‘’Green’’ n’invite à l’indispensable moment de convivialité partagé autour des spécialités locales : la Bourganel ou le Chardonay ‘’Cave des vignerons de Lussas’’ Après midi, on parlera des projections chez l’habitant qui rythmeront les soirées lussassoises Dans les rues, on partage la convivialité aux tables des restaurants où lorsque l’on déambule pour s’approvisionner de la fraîcheur des fruits des producteurs locaux, garantis cueillis du matin. Demain, Lussas retrouvera son activité agricole qui colore de si belle manière ce festival quand les tracteurs chargés de fruits prennent les routes qui accèdent aussi aux salles de spectacle… Et je me suis dit ce matin, devant mon ‘’café journal’’ que le festival venait vraiment de débuter.
J.L. Perrot
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Projections chez l’habitant : Une autre manière de faire son festival.
Si les Etats généraux se déversent de salle en salle au rythme des séances qui proposeront quelque 200 films du 14 au 20 août, d’autres possibilités permettent aux lussassois de participer à leur manière à cette manifestation qui prend racine d’année en année dans leur quotidien. Partant du principe que Lussas est un village festivalier pendant les Etats Généraux, et non un village ‘’de’’ festivaliers, chacun retrouve son activité économique au détriment parfois d’une participation active et spectatrice au monde du film documentaire.
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C’est pourquoi, hormis les ‘’projections villages’’ qui permettent à la périphérie de se faire ‘’son festival’’, les organisateurs ont parfaitement rodé le principe de faire accueillir chez soi un réalisateur pour une projection-débat ‘’ intime’’ tout en étant de plain pied dans le festival. Cette série de projection ‘’chez l’habitant’’ permet à une famille de regrouper quelques voisins et de choisir un thème, ou une œuvre qui sera présentée et visionnée, puis suivie d’un débat en présence de son réalisateur. Aux commandes de ce dispositif d’extériorisation du festival, Nathalie Dugand et Mathieu Garrrouteigt, membres bénévoles des Etats Généraux, qui ont ainsi répondu favorablement à l’organisation de 5 projections chez l’habitant, d’Eyriac à Lacrotte, et ont puisé, avec l’aide des réalisateurs présents dans un programme du répertoire ‘’Ces films qui nous regardent’’ et ‘’Afrique’’ de quoi satisfaire le curiosité documentaire de quelques familles. Des projections ‘’Off’’ intimes, organisées en connivence entre réalisateur et spectateurs qui tous les ans permettent à chacun, avec ses moyens et selon ses désirs, un accès a la culture cinématographique tout à fait présente dans le monde de la ruralité. Ces moments permettent à la fois des rencontres sur des thèmes que l’on n’a pas l’habitude d’aborder entre voisins et qui renforcent une convivialité ardéchoise dont l’éloge n’est plus à faire désormais.. Une initiative à poursuivre d’année en année et à consommer sans retenue
J.L.Perrot Pour tout renseignements sur ces initiatives : Nathalie Dugand : 04 75 88 29 25 ou au secrétariat Ardèche Images. |
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![]() Le festival depuis ma fenêtre (2).
Ca y est, maintenant, on peu le dire, le festival ronronne comme un moteur bien huilé. Chacun a pris ses marques dans le cœur d’un village qui, s’il semble petit en temps normal, sait s’étendre dans la circonstance particulière des Etats Généraux. Les amateurs d’images ne s’y trompent pas puisque l’accueil installé dans la salle du conseil municipal et assuré par les deux charmantes hôtesses Souad et Cécile, ne désempli pas de 8 h 30 à 22 heures. Il faut dire que dès le matin à l’heure du ‘’café – croissant – presse’’ dégusté aux premiers rayons d’un soleil qui émerge derrière le Coiron, on entre volontiers pour aller retirer sur le présentoir le ‘’quotidien du festival’’ « Hors Champs » tout juste sorti des photocopieuses du comité de rédaction nocturne. Et le chassé croisé reprend ses droits dans les rues au rythme très studieux des festivaliers…selon les opportunités de places où les files d’attentes servent un peu de tribunes et d’échanges d’impressions. Toute la semaine, le noir est la couleur majeure du village puisqu ’après l’obscurité des salles, les uns et les autres se retrouvent sous la lune aux terrasses des bars pour savourer les animations qui conduiront chacun vers un nouveau lendemain consacré à l’image. Pour cette première nuit lussassoise, les ‘’Drôles
de drames’’ ont sillonné la foule (qui découvrait les vertus de la
Bourganel) au ‘’Green – Bar’’ égrenant dans un rare dynamisme vocal un
répertoire hispanique spontané et apprécié. Devant la poste, le quartet
‘’Aydin’’ a gratifié le public d’excellents moments de Jazz classique. On le constate, si Lussas vibre dans la journée, le village sait aussi vibrer la nuit venue, et les séances chez l’habitant, autant que les projections ‘’Village’’ – dont celle d’Eyriac jeudi : « Poste restante », de et en présence de Christian Tran, réalisateur local, devrait faire le plein de la propriété Chabanne.
J.Luc Perrot
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