Les aventuriers de l’irrigation

ou

La belle histoire du barrage de LUSSAS

L’eau… la terre… le soleil….

Trois ingrédients indispensables, vitaux dont le monde agricole tire l’indispensable substance à son existence. Eléments naturels qui se combinent au gré des saisons et du cycle immuable de la nature, cette nature qui fait que les hommes se réunissent, s’assemblent et mettent leur savoir et leur savoir faire en commun pour vivre  et parfois survivre.

Mais de ces trois éléments qui rythment la vie et le quotidien, l’eau, objet de toutes les attentions des ruralités séculaires, détermine ça et là, dans le patchwork des territoires accolés, les couleurs et les formes de vie et les références de la sédentarisation.

L’eau, qui s’affiche comme la priorité d’un XXI ème siècle naissant, l’eau que l’on attend lors des sécheresses, que l’on redoute dans ses colères, fait de plus en plus l’objet de toutes les attentions.

 

Lussas n’échappe pas à la règle.

Privilégiée par son installation sur un plateau fertile, la commune s’approprie très tôt la vocation agricole et la culture fruitière. L’économie locale appelle à l’innovation et à l’initiative humaine dans une Ardèche torturée par son relief, posée au bord de la vallée du Rhône comme un énorme cailloux, et qui se désertifie en cette seconde moitié du XXème siècle.

Lussas a la terre et le soleil : offrons lui l’eau !

 

Entouré de collines riche en sources, le village a le privilège d’être le réceptacle, le tuyau de l’entonnoir géographique du seul cours d’eau qui traverse la commune mais qui se trouve avoir l’opportunité de collecter nombre de ruisseaux, sources et autres précipitations qui ravinent jusqu’à l’Auzon. Un Auzon qui prend sa source dans le basalte du Coiron et qui ne tarit jamais. Mais le petit cours d’eau a aussi les défauts de ses qualités dont son régime torrentiel en fait parfois un enfant terrible : en effet, si en temps normal, son débit n’est que très moyen, par fortes précipitations le débit peut parfois atteindre des volumes impressionnants jusqu’à 200 mètres cubes/seconde.

Retenir pour mieux gérer.

Cette volonté pourrait s’appliquer sur deux registres : le registre humain et le registre économique.

Le registre humain tout d’abord, parce que la désertification des campagnes ardéchoises commence à se faire sensible. Le dépeuplement du monde rural attiré par la ville prend une tournure inexorable, la course à la rentabilité dans un système économique concurrentiel s’avère ingrate et démobilisante pour les jeunes générations appelées à prendre les successions des propriétés familiales.

Quand au registre économique, Lussas, forte de ses productions fruitières ne pourra plus suivre le rythme effréné de l’offre et de la demande, enclavée dans un réseau routier délicat, sans liaisons directes où le fret n’est axé que sur la vallée du Rhône et risque de poser à terme le problème de l’acheminement des 2 à 3000 tonnes de fruits

« ….pourtant, que la montagne est belle… »

 

« …Pourquoi pas une retenue d’eau sur l’Auzon ? »

C’est en 1975 au cours d’un colloque présidé par le préfet de l’Ardèche, Monsieur Ferret, qui réunissait entre autre de hauts responsables administratifs et des élus du département que fut envisagée, entre autres projets, l’étude de l’installation d’une retenue d’eau sur l’Auzon qui pourrait irriguer la vaste et fertile plaine de Lussas.

L’idée était lancée, à l’exemple de monsieur Ramus, directeur adjoint de l’époque à la Direction Départementale de l’Agriculture.

Du côté des services de la Préfecture, le dynamisme de Monsieur Ferret, son esprit d’initiative et de décision n’est pas en reste et les premières pages de l’avant projet laissent entendre l’élaboration de l’énorme dossier nécessaire à la réalisation de l’ouvrage.

Du côté de Lussas, l’annonce du projet de réalisation d’un barrage sur l’Auzon fait rapidement le tour des chaumières, et très vite, au terme d’une journée de travail où l’esprit fut peut être un petit peu plus occupé qu’à l’ordinaire, les agriculteurs se réunissent en assemblée générale constitutive le 28 juin 1975 à 17 heures dans la salle du Foyer Rural…. De cette initiative et deux heures et demie plus tard,   ‘’l’Association Syndicale de l’Irrigation de Lussas’’ était portée sur les fonds baptismaux du monde agricole lussassois.

Le site avant la construction en 1977

Henry Croze et Jean Amblard en 1979. Le barrage en construction et sérieusement menacé

L'inauguration en 1980 

Les dégâts au barrage après la crue du 5 octobre 1995

Le Barrage fin été 2003

Mais rentrons un petit peu plus dans le détail…. Et rapprochons nous du côté du secrétariat de séance par la délibération paraphée à 19 h 30 en présence de Monsieur Negre, Directeur adjoint de la chambre d’Agriculture de l’Ardèche dont le précieux concours ne pouvait qu’éclairer une assemblée déterminée mais consciente de l’ampleur de la tâche.

Extrait de la délibération n°1 ‘’….les agriculteurs et propriétaires de terrains ayant manifesté leur intérêt pour l’étude d’un projet d’irrigation de la Plaine de Lussas se sont réunis au Foyer rural en vue de la création d’une Association Syndicale…’’

Monsieur Clovis Boiron, maire de Lussas a été désigné président de séance, messieurs Jean Amblard et Henry Croze ont été nommés assesseurs et enfin, monsieur Gérard Beauthéac a été désigné trésorier. Le bureau constitué a constaté que 49 propriétaires étaient présents ou représentés sur les 62 inscrits. L’assemblée pouvait donc délibérer valablement… Le président donne alors connaissance du nombre de souscriptions reçues à ce jour et précise que 62 propriétaires de terrains ont donné leur adhésion pour une superficie totale à irriguer de 123 ha 50 a 78 ca.’’. Pour la partie technique la présence de Monsieur Negre s’avère indispensable puisqu’il apporte à l’auditoire attentif la description du projet en deux séquences : le financement de l’étude puis le financement de la réalisation de l’ouvrage.

Pour la première partie, l’étude serait financée par une subvention de 80% de l’Etat et un emprunt de 20% auprès du Crédit Agricole. Pour la réalisation des travaux, il fallait déjà attendre les devis, mais les propriétaires auraient à se prononcer sur l’adhésion définitive (donc contractuelle) à l’Association. En tout état de cause, 60% du coût de la réalisation seraient pris en charge par l’Etat à laquelle il convient d’ajouter une subvention de 10% du Conseil Général, les 30 % restant seraient couverts par un emprunt au Crédit Agricole. Les annuités de cet emprunt seraient réparties entre les membres au prorata des surfaces souscrites.

Ainsi, en quelques pages et deux heures d’échanges plus enrichissants les uns que les autres, l’Association fixait son siège social en mairie de Lussas et adoptait ses statuts.

La machine est lancée et les instances d’exécution et de délibération se succèdent en rush pour parvenir à 19 h 30 au fur et à mesure des prises de responsabilité : Après la nomination des membres du Comité Syndical avant de passer à la phase statutaire d’élection du président.

Henry Croze est élu à l’unanimité des voix et devient premier président de la passionnante histoire du barrage. Autour de lui, Jean Amblard - vice président, Gérard Beauthéac – trésorier et Michel Vital- secrétaire….et pour conforter ce bureau, 8 membres : Gérard Amblard, Clovis Boiron, Gérard Boyrel, Jean Marie Eldin, Lucien Espic, Gérard Lancier, Manuel Perez, Emile Roux auxquels il faut ajouter un suppléant : Raymond Faure.

La structure législative et administrative se précise dans la foulée de la volonté de ce que le monde paysan sait si bien faire : réfléchir et faire avancer ses projets …surtout quand il s’agit de la terre. Aussi il ne reste plus qu’à cette honorable assemblée d’apporter la dernière note à ce Récital de l’Eau en choisissant l’organisme chargé de l’étude du projet. Le monde agricole – prophète en son pays – et le tout nouveau bureau du Syndicat confient alors au président Croze le soinde contacter l’ingénieur en chef de la Direction Départementale de l’Agriculture de Privas qui sera chargé de cette mission. Laissons donc au monde agricole ce qui appartient au monde agricole… Après tout, n’est –on pas jamais si bien servi que par soi-même ? Et c’est bien ainsi !

 

Tout le monde avance…et le projet aussi.

Du côté des administrations départementales, la dynamique de Monsieur le Préfet fait évoluer les dossiers en parallèle de la mobilisation des agriculteurs et du Syndicat. Et pour pouvoir remplir le futur barrage, il convient de songer à remplir la caisse pour faire face, dans un premier temps et en attendant les subventions, de financer les dépenses de fonctionnement. C’est ainsi que très vite chaque adhérent est appelé à verser son droit d’entrée. Démocratie oblige, chacun versera un droit au prorata de la surface irrigable souscrite. On le devine, les propositions autant que les contradictions vont bon train et le débat, bien qu’allant dans le même sens selon les souscripteurs, laisse de la place aux propositions les plus diverses et au terme d’un long échange de vue, une parité est approuvée sur le droit d’entrée à l’hectare : De 0 à 1 ha : 15 fr. – pour chaque ha supplémentaire il est demandé 5 fr. avec un plafond maximum par adhérent fixé à 35 fr. Au terme de l’opération le trésorier annonce la recette : Une somme de1 175 fr a été constituée et constituera le premier fond de caisse du Syndicat.

 

Octobre 1976 : l’Association est agréée.

Il y a 30 ans…. Déjà !

En octobre 1976, l’Association pour l’Irrigation de la Plaine de Lussas était agrée par la préfecture. On le sait, dans le droit français, pour pouvoir prétendre à de conséquentes subventions, mieux vaut être agréé, et on devine que cette formalité allait lancer véritablement le projet. Si la partie technique suit son cours dans la constitution des divers dossiers, on va surtout parler de subventions, de prêts-relais et d’emprunts dans les chaumières lussassoises ….et lors des séances du bureau du Syndicat (dont les murs de la mairie résonneront pendant quelques glorieuses années). Le premier emprunt contracté (40 000 fr auprès de la C.R.C.A.M –(Crédit Agricole de l’Ardèche) devrait permettre de couvrir les frais de l’étude géotechnique sur le site retenu par la D.D.A. Cette étude est alors confiée au Bureau d’Etudes de Marseille.

C’est au pied du Coiron, légèrement en aval de la localité de Darbres et en grande partie sur la commune de Lussas que se dressera le barrage qui captera les eaux de l’Auzon, affluent capricieux de l’Ardèche. Avec 320 000 m3 de retenue, ce sont quelque 170 hectares de terres qui pourront être irrigués. Dès lors, divers dossiers vont se greffer sur le projet apportant ainsi le concours d’administrations compétentes telles que la Direction Départementale de l’Agriculture en ce qui concerne l’étude et la direction des travaux de réalisation du projet par aspersion avec retenue collinaire. Mais si construire un barrage relève de la technique, faut-il encore avoir acquis les terrains en amont de la retenue qui permettront le stockage de la masse d’eau. Il est donc nécessaire de demander la déclaration d’utilité publique sur les terrains concernés, préalable à toute négociation – qu’elle soit amiable au mieux ou par voie d’expropriation au pire… !

Lors de la séance du 27 juin 1978, le président expose que l’avant projet sommaire établi à ce jour fait ressortir un investissement de 5 500 000 fr qui se décompose en 2 parties distinctes : 2 200 000 fr pour le barrage et 3 300 000 pour le réseau d’irrigation.

Construire un barrage, c’est bien…Amener l’eau dans les terres c’est une toute autre affaire.

Toujours sous la responsabilité et les conseils de la D.D.A, les administrateurs vont devoir évoquer les îlots d’irrigation, prolongateurs, études par quartiers, implantation des bornes, nature des canalisations, pression à la sortie des bornes….., autant de questions techniques qui relèvent uniquement des futurs utilisateurs !

Bien sûr il y aura des débauches de paroles tout au long de ces séances qui se succèdent où chacune d’elle apporte qui un nouveau chiffre à un devis ou à un marché, qui une adaptation nouvelle, qui un nouveau problème technique à débattre. Ce fut en particulier le cas pour les conduites d’irrigation dont le réseau de 40 kilomètres pouvait être réalisé en fonte ou en fibrociment…. Dilemme là encore quand il fallu choisir l’une ou l’autre matière… en fonction du prix ou de la qualité du matériaux. Mais les empoignades font partie de la négociation qu’elles rendent le plus souvent fructueuses. L’option définitive acceptée fut la conduite en fonte … et 30 ans plus tard, quand le novice que je suis, ignorant du monde agricole, rencontre l’un des pionniers détenteur d’une borne, il est le premier à se féliciter du choix des décideurs de l’époque, au vu et su de la résistance du matériaux et de sa sécurité compte tenu des aléas des climats de cette Ardèche méridionale si souvent citée pour ses grands écarts climatiques. Alors, laissons les anciens lever les yeux au ciel en répétant, avec un brin de mélancolie –mais aussi de vérité et de conviction dans la voix : ‘’… de mon temps… ’’ ! ! !  

En définitive, ce seront 36 km de réseau en fonte et 4 km en PVC qui composeront le réseau actuel qui irrigue les 120 hectares pour les souscripteurs à l’origine du projet. Mais tout évolue et le barrage dans sa dernière configuration, celle que tout le monde connaît actuellement, déversera une manne qui offre aux 90 adhérents des 280 hectares irrigués (chiffres assemblée générale 2005) l’eau nécessaire au développement économique du plateau de Lussas. Ainsi, on découvre,au détour du patchwork des propriétés ne juxtaposition d’arbres fruitiers de vignes et de pâtures, parsemée ça et là  dans l’angle de l’une ou l’autre des propriétés concernées, de têtes d’irrigations avec leurs vannes et leurs compteurs….

A ce jour, le réseau est saturé et clos.

La retenue remplit à plein son office, à la grande satisfaction des utilisateurs contractuels, et c’est bien ainsi pour ce monde agricole heureux bénéficiaire d’une merveilleuse initiative.

Au fil des pages d’un cahier des délibérations dont le papier commence à jaunir, où les photocopies de l’époque alignent les chiffres accolés aux noms des entreprises, des responsables des diverses administrations, des bureaux d’études et de tout ceux qui ont œuvrée dans l’intérêt du Syndicat pour l’Irrigation, on suit pas à pas , jour après jour l’opiniâtreté de ces aïeux anonymes et pour beaucoup disparus, dont les pages des registres de délibérations conservent la mémoire gravée d’une écriture d’écolier régulière et appliquée.

Mais revenons à notre ‘’talus’’ !

Un ‘’Talus’’,  qui au fur et a mesure des études évolue en fonction des techniques proposées et s’étend au rythme de l’ouverture des enveloppes de soumissions des entreprises, mais aussi par les coûts à rallonge des divers aménagements obligatoires pour conforter la sécurité de la retenue de l’Auzon. Un barrage conçu comme un « barrage prototype » qui doit aussi son originalité au capricieux cours d’eau, et de ses affluents qui l’approvisionnent. Originalité aussi dans les dispositifs de sécurité dont la retenue sera équipée, et qui fera l’objet d’aménagements permanents au fur et à mesure de l’usage de l’ouvrage. Ce qui fut le cas des « hausses-fusibles » installées pour domestiquer les grandes crues de l’Auzon et surtout augmenter sensiblement la capacité de la retenue d’eau.

 

Une première technologique.

En 1992, pour faire front à trois années consécutives de sécheresse exceptionnelle, la société des Grands Travaux de Marseille mettant en application le procédé « Hydroplus » propose à la rehausse du barrage pour augmenter la capacité de la retenue d’eau. Cette surélévation est une première technologique qui a permis de stocker 130 000m3 supplémentaires dans des conditions très économiques

Faisant régulièrement appel à des techniques modernes et à des entreprises spécialisées, le barrage suscite l’attention permanente des membres du Syndicat qui en assurent l’entretien courant et qui bien souvent au printemps se retrouvent sur la digue pour haler le bois qui a dérivé pendant l’hiver et qui vient s’échouer contre les plaques basaltiques de recouvrement. L’occasion peut-être pour eux de refaire un peu l’histoire du barrage quand on sort le Laguiole de la poche et que Syrah et saucisson sont posés à même la pierre qu’ils ont vu s’élever il y a trente ans.

Le barrage, qui atteint une hauteur de 12 mètres (et 19 mètres à l’aval) fait appel aux techniques les plus élaborées : une digue en terre et enrochement pris à même le lit de l’Auzon comportant un sommier d’étanchéité et un canal de fuite. S’agissant d’irrigation agricole, l’eau n’est pas captée à la base de l’ouvrage (où elle est très froide) mais à partir d’un flotteur qui comporte une crépine et une canalisation souple qui capte l’eau en fonction des niveaux, fluctuant au fil des saisons, de la retenue

Qui se promènera sur le barrage devra savoir que l’ouvrage, d’un volume de 70 000 m3, fut façonné de matériaux imperméables (de la pure argile de Lussas !) fondé sur un rocher compact et mis à nu avec, pour le chemin de digue une couverture d’empierrement anti-érosion de grosses et noires roches de basalte. On devine les aléas rencontrés par les entreprises lors de l’élévation du barrage où le canal de fuite devait permettre le ruissellement de l’indétournable Auzon, quelles que soient les saisons et les conditions climatiques (comme nous en avons encore connu pendant l’hiver 2005/2006 et bien souvent auparavant… !)

C’est le mérite des entreprises telles que les Grands Travaux Alpins ; les Grands Travaux de Marseille, et toutes les entreprises périphériques qui ont apporté leur concours direct ou en sous-traitance à la réalisation d’un tel ouvrage.

Mais ce barrage, c’est aussi le résultat de l’opiniâtreté des hommes et de celui qui, à leur tête, a pris la responsabilité d’entreprendre une telle réalisation.

Henri Croze était – il un visionnaire de l’économie locale ?... et tout ceux qui l’ont suivi, aidé, soutenus, avaient-ils l’inconsciente vocation a être des gestionnaires avisés du futur ?

Certainement, mais dans une simplicité toute « paysanne » -au sens premier du terme ‘’Pays’’ - car enrichir les exploitation de son village engage pour les générations à venir une volonté de rester et demeurer au pays.

Cette chance qu’ils ont su saisir s’est doublée de la compréhension pratique et de la bonne volonté d’une administration compétente parce concernée directement par l’économie départementale. C’est une incontestable réussite pour ces hommes courageux, conscients et volontaires, refusant la fatalité d’une économie en demi mesure qui surent …’’mettre les mains dans le cambouis au bon moment’’ pour valoriser un territoire : leur terroir.

 

Lors de l’inauguration, le président Croze avait déjà à l’esprit la valorisation d’un site superbe qui s’offre désormais aux yeux de ceux qui, du haut de la nouvelle esplanade où une stèle témoigne de l’opiniâtreté du président et de son équipe, contemple le superbe plan d’eau.

Si le lac est désormais dévolu aux pêcheurs et autres promeneurs amoureux de la nature, déjà germait à l’époque, il y a un quart de siècle, l’aménagement des rives hautes de la retenue en espace touristique….et peut être greffer à la sortie du déversoir la turbine d’une micro centrale électrique… ?

Des idées et pourquoi pas des projets pour les générations futures ?                 

 

Jean Luc Perrot

 

Identité : Association Syndicale Autorisée de l’Irrigation de Lussas. Siège social : Mairie de Lussas – Président Henry Paul Croze-

Nombre d’adhérents : 90

Maître d’œuvre : Direction Départementale de l’Agriculture de l’Ardèche.

 

Données techniques : Volume de l’ouvrage d’art : 70 000 m3

Largeur à la base : 95 m.

Dénivelé maximum : 100 mètres du pied du barrage au hameau de Mias (Lussas) dernières terres irriguées, avec un branchement vers le Mas des Vignes.

Longueur du bassin en pleine retenue : 378 mètres.

Capacité définitive : 320 000m3 à l’origine, portée à 450 000m3 après les aménagements de 1992. 

Surface irriguée : 170 ha à l’origine portée à 280 ha après les derniers aménagements.

Réseau d’irrigation : 40 km (36 en fonte et 4 en PVC)

 

 

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